Le mot de la Présidente
 
Intervention d’Anne Magnant, présidente du Cercle Richelieu Senghor de Paris
à l’occasion des vœux du Cercle pour 2011
 
 
Chers membres du Cercle Richelieu Senghor, chers amis du Cercle, je suis heureuse que cette réception traditionnelle pour les vœux nous permette de nous retrouver avec nos amis. Je vous souhaite à tous une très bonne année pour vous- mêmes, vos familles, vos activités et vos projets. Mes vœux s’adressent également aux représentants des institutions publiques françaises, de l’OIF et des pays adhérant à l’OIF. Je souhaite aussi une très bonne année à notre Cercle.
 
La vie du cercle Richelieu Senghor de Paris en 2010
 
Notre cercle est très actif, très présent sur la scène de la francophonie et du dialogue des cultures. Je voudrais dresser devant vous le bilan de nos activités de 2010 avant d’évoquer les projets pour 2011.
 
En 2010, nous avons accueilli 2  nouveaux membres, nous en avions accueilli 5 en 2009 et 4 en 2008. Nous sommes un peu plus de 50. Mais il nous reste toujours de la marge pour atteindre le nombre de 80 fixé par Senghor.
 
La plupart des activités ont été organisées avec des membres du Cercle et non par la présidente seule et je m’en réjouis ; l’annuaire des membres du Cercle a été réédité au début de 2009. Il facilite grandement les relations entre les uns et les autres et je crois que vous en êtes satisfaits.
 
Enfin, il y a maintenant un an et demi, nous avions souhaité revoir largement le site internet du cercle afin de rendre sa lecture plus facile. En effet, avec les textes des conférences de nos dîners débat et de nos colloques, notre site internet constitue une riche bibliothèque sur la francophonie qu’il convenait de rendre plus aisément accessible. Le nouveau site est en ligne depuis septembre dernier. Philippe Valois, Nathalie Brousse et moi-même venons de suivre une formation afin d’être en mesure de faire nous même les actualisations ; j’espère que nous y arriverons.
 
Les activités du cercle en 2010
 
Pendant cette année, pour nos dîners-débat comme pour notre colloque, nous avons continué de privilégier des thèmes de réflexion proches de l’actualité.
La Méditerranée est une zone essentielle pour la France et l’Europe ; nous avons organisé un dîner sur l’Union pour la Méditerrané autour d’Olivier Stirn, ancien ministre, conseiller du Président de la République et un autre sur l’Algérie avec l’ambassadeur Layachi Yaker. En prélude au Sommet de Montreux, nous avons reçu le professeur Uli Windisch qui nous a présenté les contributions possibles de la Suisse à la francophonie. A l’occasion de l’année France-Russie, nous avons invité Philippe de Suremain, ancien ambassadeur et Anne de Tinguy, professeur à Sciences po, à nous parler de la politique étrangère de la Russie. Après le retour de la France dans l’OTAN, nous avons entendu le général Jacques Favin-Lévêque sur les questions de défense. Nous avons, par ailleurs, reçu Mgr Chauvet qui nous proposé de réfléchir sur le thème de « création et transmission, avenir de toute culture ». Nous avons, enfin, participé à la Semaine de la langue française et de la francophonie en faisant à nouveau un dîner sur le thème des 10 mots qu’Henriette Walter, lauréate du prix Richelieu Senghor 2009, a bien voulu animer.
La plupart de ces diners ont été organisés par des membres de notre Cercle et  je remercie très chaleureusement Odette Goncet, Alexandre Guyot, Henry de Suremain et Silvio Bigaignon.
 
Comme nous essayons de le faire tous les deux ans, nous avons organisé un colloque intitulé « 50 ans après les indépendances africaines, 40 ans après la conférence de Niamey, que peut apporter la francophonie au 21éme siècle ? ». Ce colloque était le prolongement des deux précédents : celui que nous avons organisé à Paris et Dakar en 2006 sur le thème Senghor et le francophonie  à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du poète président, et celui de 2008 Vers une nouvelle francophonie en Europe ? qui avait pour objet d’ouvrir une réflexion sur la signification de l’adhésion de nombreux pays européens à l’OIF. Il s’est tenu le 1er décembre dernier au Sénat. Nous avons accueilli environ 150 participants, comme il y a deux ans, et le dîner avec les intervenants qui l’a suivi a été lui aussi très riche. Nous avons bénéficié, pour la réalisation de ce colloque, dont le thème a vivement intéressé nos partenaires, d’une subvention de l’OIF, de la DGLFLF ainsi que du Secrétariat général pour le cinquantenaire des indépendances africaines ; je les remercie très chaleureusement. Nous avons également reçu un soutien de la Suisse.
 
Le prix Richelieu Senghor, placé sous le haut patronage de M. Abdou Diouf, a été remis dans le cadre de ce colloque à Jean-Louis Roy, ancien secrétaire général de l’ACCT, dont le discours a constitué la conclusion de notre colloque. L’ambassadeur du Canada ; le délégué général du Québec et le chef du cabinet de M. Abdou Diouf étaient présents à cette cérémonie.
 
Quels sont les projets pour 2011 ?
 
 Nous allons, tous ensemble, continuer de faire vivre le Cercle en développant entre nous des liens amicaux et ne prenant part au débat sur la francophonie et le dialogue des cultures.
 Nous poursuivrons nos dîners débats qui porteront souvent sur des thèmes intéressant l’actualité. Ainsi, notre prochain dîner sera consacré à l’Outre-Mer, l’intervenant sera Daniel Maximin, commissaire de 2011 année des Outre-Mer.
 
 Nous continuerons à veiller attentivement à ce que nos activités laissent des traces et se traduisent par des documents diffusés sur papier et sur internet. Ceux qui étaient présents disposent du dossier du participant au colloque du 1er décembre ; les textes de nos conférences de 2010 vous seront distribués à notre prochain dîner.  La plupart des textes sont accessibles dans les semaines qui suivent les manifestations sur notre site internet.
 
 Enfin, avec le comité d’organisation, nous allons rédiger les actes du colloque du 1er décembre 2010. Comme nous l’avons fait pour le précédent colloque, nous allons également élaborer des propositions pour les pouvoirs publics à partir des idées force qui se sont dégagées ; nous les adresserons à l’OIF ainsi qu’aux ministères des affaires étrangères et européennes et au ministère de la culture et de la communication qui nous ont fait part de tout leur intérêt.
 Par ailleurs, avec Jacques Chevrier nous cherchons une formule pour attacher à ces actes ceux du colloque Senghor et la francophonie de 2006 qui n’avaient pas pu être imprimés à l’époque afin de former un ensemble cohérent. Je remercie Françoise Mosser, Jacques Chevrier, Henry de Suremain, Jules-Marc Baudel et Adrian Mcdonnell de leur concours pour l’organisation du colloque et leur signale que nous allons nous mettre au travail dans les jours qui viennent pour rédiger ces propositions.
 
Je tiens à remercier tout particulièrement les membres du bureau, Nathalie Brousse, notre secrétaire générale, qui assume avec une beaucoup de patience la difficile gestion des inscriptions aux manifestations et dont les plans de table contribuent à la qualité de nos dîners et au développement des relations amicales au sein du Cercle, ainsi que notre trésorier, Philippe Valois, qui s’occupe également de l’annuaire et du site internet avec beaucoup de maitrise.
 
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