altSous le Haut patronage de Monsieur Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, le jury, présidé par Bernard Dorin, ambassadeur de France, a décerné le prix Richelieu Senghor 2011 à François CLOUTIER, Ancien ministre, dont l’action a concouru au renforcement de la langue française au Canada et à l’organisation de la francophonie institutionnelle. Anne-Marie Cordelle, présidente du Cercle Richelieu Senghor de Paris, remettra ce prix le 6 décembre 2011, au Palais du Luxembourg, à Paris.

François Cloutier est né à Québec en 1922. Après des études de médecine à l’Université Laval de Québec, il se spécialise en psychiatrie à Paris, où il obtient également un certificat en ethnologie au Musée de l’Homme. A partir de 1953, il pratique sa profession dans divers hôpitaux de Montréal et donne un enseignement à l’université. Intéressé par l’éducation populaire, il fait des émissions de radio et publie des ouvrages de vulgarisation sur la santé mentale. De1961 à 1966, il est directeur général de la Fédération mondiale pour la santé mentale, ce qui l’amène à participer à de nombreuses réunions internationales.
A partir de 1970, François Cloutier choisit la vie politique. Il se présente comme candidat du parti libéral du Québec, est élu, et est aussitôt nommé ministre des affaires culturelles puis de l’immigration. En 1972, il devient ministre de l’éducation. En 1973, il est, à ce titre, chargé d’élaborer la politique linguistique du gouvernement et présente la loi 22, qui fait du français la langue officielle du Québec ; cette loi a été reprise ultérieurement dans le Charte de la langue française. En 1975, il est nommé ministre des affaires intergouvernementales ; dans le cadre de ces fonctions, il négocie le statut de gouvernement participant du Québec au sein de l’Agence de coopération culturelle et technique, premier organe de la francophonie institutionnelle, dont il est devenu l’un des vice-présidents.
En 1976, François Cloutier quitte la politique et est nommé délégué général du Québec en France. Il démissionne de ce poste pour reprendre l’exercice de la médecine à Paris ; il est, jusqu’en 1992, chef du service de médecine psychosomatique à l’Institut Paul-Sivadon.
Depuis cette date, il se consacre à la sculpture ;                                                                                  
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                                               il a écrit de nombreux ouvrages, livres de vulgarisation, publications scientifiques, essais ainsi qu’un roman. Il est président d’honneur du cercle Richelieu Senghor, dont il a assuré la présidence de 1993 à 1999 ; il est également président d’honneur de l’association internationale de la psychiatrie francophone.
Le prix Richelieu Senghor est placé sous le Haut patronage de Monsieur Abdou DIOUF. Attribué pour la première fois en 1989, ce prix distingue des personnalités dont l’action contribue de façon exceptionnelle au rayonnement de la langue française et de la francophonie. Le cercle Richelieu Senghor de Paris est un lieu de réflexion sur la francophonie et le dialogue des cultures. Il organise des dîners-débats mensuels, des colloques, et remet, chaque année, le prix Richelieu Senghor.
 
Contacts : Nathalie BROUSSE : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
Siège social : 131 rue de l’Université, 75 007 Paris    www.cercle-richelieu-senghor.org
 
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