50 ans après les indépendances africaines, 40 ans après la conférence de Niamey, Que peut apporter la francophonie au 21ème siècle ?

Palais du Luxembourg, Salle Gaston Monnerville, 1er décembre 2010

9h Accueil et Ouverture

Anne Magnant, présidente du Cercle Richelieu Senghor de Paris
M. Abdou Diouf ou  Clément Duhaime
Jacques Legendre, président de la commission des affaires culturelles du Sénat
 
9h30-13h : 50 ans après, rappel historique  et bilan

I -Le projet initial  9h30-10h20
Que voulaient « les hommes de culture » ? Que voulaient les pères fondateurs ? Jacques Chevrier, professeur émérite à Paris IV
 
II -De la conférence de Niamey au Sommet de Montreux : comment les intentions se sont-elles concrétisées ? 10h35-12h15 

Par un historien : Elikia M’Bokolo, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales ;
et des témoins : Bernard Dorin, ambassadeur de France;
Jean-Louis Roy, ancien secrétaire général de l’Agence de coopération culturelle et technique ; Marcel Escure, chef du service des affaires francophones, ministère des affaires étrangères
 
III- Les enjeux de la diversité culturelles  12h20 -13h

Katerina Stenou, directrice de division, division des politiques culturelles et du dialogue interculturel,UNESCO
Frédéric Bouilleux, directeur de la diversité culturelle et linguistique, Organisation internationale de la Francophonie
Le colloque et la remise du prix seront suivis d’un diner-débat avec les intervenants du colloque et le lauréat du prix au restaurant du Sénat à 19h30. Participation : 55 euros, (membres du Cercle 45 euros)
14h15-18h : La francophonie face aux défis du 2Ième siècle tables rondes animées par Yvan Amar, journaliste (RFI)    
    
 I- Quelle place pour le français au 21ème siècle?  14h30-15h50 

Présentation du rapport de l’OIF
La nouvelle place du français dans le monde et l’attractivité de la francophonie institutionnelle ; penser et créer en français ; le français en Afrique
Me Decorps, président honoraire du conseil supérieur du notariat, président d’honneur de l’association du notariat francophone
Henri Lopes, ambassadeur du Congo, écrivain
Une personnalité politique belge
 
II- Quelle francophonie voulons- nous?  16h05-16h35

Table ronde avec des étudiants et des jeunes professionnels
 
II1-Vivre ensemble au 21ème siècle : 16h35-17h45

Des valeurs partagées pour vivre ensemble: paix, démocratie et droits de l’homme ; Francophonie, solidarité et migrations
Mario Stasi, ancien bâtonnier du Barreau de Paris, 
Uli Windisch, professeur à l’Université de Genève
Jacques Toubon, ancien ministre, député européen, Secrétaire général du Cinquantenaire des indépendances africaines
 
Clôture 17h45-18h
Amadou Mahar M’bow, ancien directeur général de l’UNESCO ;
 
18h Remise du prix Richelieu Senghor 
 Présentation du colloque
 « La francophonie est une volonté humaniste, sans cesse tendue vers une synthèse, toujours en dépassement d’elle même pour mieux s’adapter à la situation d’un monde en perpétuel devenir » (Senghor).
 
 Dans le contexte de la décolonisation, Senghor proclame simultanément sa volonté d’indépendance et son désir d’entrer dans une communauté de langue française. La langue française est, pour lui, un outil pour promouvoir le développement et un instrument pour construire le dialogue des cultures dans lequel chaque civilisation a sa place; le rôle de la francophonie institutionnelle est de donner un élan à ce dessein. Au-delà d’un simple regroupement linguistique d’Etats ou de personnes, celle-ci se fonde donc, dès l’origine, sur une coopération autour de valeurs communes.
 
50 ans après les indépendances africaines, 40 ans après la conférence de Niamey, le projet de Senghor et des pères fondateurs de la francophonie reste–t-il d’actualité ? Quel est le bilan de ce qui a été fait et que reste-t-il à faire ? Le respect de la diversité des expressions culturelles peut-il permettre le dialogue des cultures? Que peut apporter la francophonie au 21ème siècle ?
 

Après un rappel du projet initial, un bilan de ce qui a été fait et une réflexion sur la diversité culturelle, le colloque tentera de proposer des pistes pour notre temps sur la langue française, la manière de vivre ensemble et les nouveaux enjeux du 21ème siècle en donnant la parole à des hommes politiques, des universitaires, des experts et des jeunes

 

Il y a 50 ans :

En 1960, quatorze États d’Afrique subsaharienne accédaient à l’indépendance :

Bénin,
Burkina Faso,
Cameroun,
Congo,
Côte d’Ivoire,
Gabon,
Madagascar,
Mali,
Mauritanie,
Niger,
République centrafricaine,
Sénégal,
Tchad
Togo.

Il y a 40 ans :

A l’initiative de Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Hamani Diori ( Niger), Habib Bourguiba (Tunisie), Charles Helou (Liban) et Norodom Sihanouk (Cambodge),
le 20 mars 1970, à la conférence de Niamey (Niger), vingt-et-un États  et Gouvernements francophones décidaient de créer l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), devenue par la suite l’Agence puis l’Organisation internationale de la Francophonie.

Remerciements

Ce colloque a pu être organisé grâce au concours du Secrétariat général du Cinquantenaire des indépendances africaines (ministère des affaires étrangères et européennes), de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France (ministère de la culture et de la communication, de l’Organisation Internationale de la Francophonie, du département fédéral des affaires étrangères de la Confédération suisse et à l’appui de M. Jacques LEGENDRE, Président de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat.

Que tous  trouvent ici l’expression de nos plus chaleureux remerciements.

Comité d’organisation du colloque

Anne Magnant, inspectrice générale honoraire des affaires culturelles, présidente du cercle Richelieu Senghor de Paris
Jules-Marc Baudel, avocat honoraire à la Cour
Jacques Chevrier, professeur émérite à l’Université de Paris IV-Sorbonne, vice-président du cercle Richelieu Senghor de Paris
Alexandre Guyot, représentant permanent adjoint de la Suisse auprès de l’UNESCO
Adrian McDonnell, chef d’orchestre, président de l’Alliance internationale
Françoise Mosser, conservatrice générale du patrimoine honoraire
Jean-Gabriel Senghor, avocat à la Cour, vice-président du cercle Richelieu Senghor de Paris
Henry de Suremain, avocat à la Cour, administrateur du cercle Richelieu Senghor

auxquels s’est adjoint, Marc Moigeon, consultant, pour l’édition des actes.


SOMMAIRE DES ACTES DU COLLOQUE
 
50 ans après les indépendances africaines, 40 ans après la Conférence de Niamey,
Que peut apporter la francophonie au XXIe siècle ?

Avant-propos    7
Anne Magnant, présidente du cercle Richelieu Senghor    7
Résumé    9
Ouverture    12
Anne Magnant, présidente du cercle Richelieu Senghor    12
Jacques Legendre, président de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat    13
50 ans après - Rappel historique et bilan    16
Le projet initial - Que voulaient « les hommes de culture » ? Que voulaient les pères fondateurs ?    16
Conférence de Jacques Chevrier, professeur émérite à l’Université Paris IV-Sorbonne    16
L’Organisation internationale de la Francophonie: origines, évolution et avenir. Note du professeur André Salifou    23
De la conférence de Niamey au Sommet de Montreux : comment les intentions se sont-elles concrétisées ? Témoignages    27
Bernard Dorin, ambassadeur de France - Les premiers temps de l’aventure francophone    27
Jean-Louis Roy, ancien secrétaire général de l’Agence internationale de la Francophonie -  De 1989 à 1998    31
Ntolé Kazadi, ancien conseiller chargé du Secrétariat général de l’OIF - La Déclaration de Bamako et l’action politique de la Francophonie    37
François Sastourné, Chef adjoint du Service des affaires francophones, ministère des Affaires étrangères - Du Sommet de Québec au Sommet de  Montreux    43
Les enjeux de la diversité culturelle    46
Katérina Stenou, directrice de la division des politiques culturelles et du dialogue interculturel, UNESCO    46
Frédéric Bouilleux, directeur de la diversité culturelle et linguistique, OIF    48
La francophonie face aux nouveaux défis du XXIe siècle - Trois tables rondes animées par Ivan Amar, journaliste à RFI    49
Quelle place pour le français au XXIe siècle ?    49
Présentation de la situation de la langue française dans le monde, par Alexandre Wolff, responsable de l’Observatoire de la langue française (OIF)    49
Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France - La place de la langue française au XXIe siècle    53
Bernard Reynis, président honoraire du Conseil supérieur du notariat, président honoraire des notariats de l’Union européenne (CNUE), vice-président du CNUE - L’action du notariat français dans le monde    55
Julien Kilanga Musinde, professeur, ancien recteur de l’Université de Lubumbashi (République démocratique du Congo) Quelle langue française en Afrique?    56
Débat    61
Qu’attendent les jeunes de la francophonie ?    64
Vivre ensemble au XXIe siècle    67
Bénédicte Selfslagh, secrétaire générale d’ICOMOS - ICOMOS  et la conservation du patrimoine    67
Uli Windisch, professeur ordinaire à la faculté des sciences économiques et sociales de l’Université d Genève - Francophonie et diversité culturelle : mythe et réalité    70
Mario Stasi, ancien bâtonnier du Barreau de Paris - L’action de la Conférence internationale des barreaux francophones    72
Clôture du colloque    74
Message de Jacques Toubon, ancien ministre, secrétaire général du Cinquantenaire des indépendances africaines    74
Intervention à Jean-Louis Roy, ancien secrétaire général de l’Agence internationale de la Francophonie, lors de la remise du prix Richelieu Senghor 2010    75